Un répétiteur à 70 francs de l’heure et une application à 89 francs l’année : le rapport est de un à quarante, et pourtant les deux se vendent comme « une aide en maths ». La comparaison n’a de sens qu’en regardant ce que chacun achète réellement — et sur une année complète, pas à l’heure.

Chiffres relevés le 31 août 2026, aux sources citées dans chaque section. Les tarifs bougent d’une année à l’autre : vérifiez avant de décider. Nous éditons l’une des solutions comparées, ECR Maths, et l’article dit explicitement dans quels cas une autre est le meilleur choix.

Le coût annuel, mis à plat

Toutes les solutions ramenées à ce qu’elles coûtent sur une année scolaire — environ 36 semaines.

SolutionPrix unitaireCoût sur une année scolaire
Répétiteur étudiant, 1 h/semaine30–50 CHF/h1 080 – 1 800 CHF
Organisme de soutien, 1 h/semaine60–100 CHF/h2 160 – 3 600 CHF
Plateforme de mise en relation, 1 h/semaine40–120 CHF/h1 440 – 4 320 CHF
Stage de vacances, une semaineplusieurs centaines de CHFquelques centaines de CHF
Plateforme multi-matièresdès 19.90 CHF/mois~240 CHF et plus
ECR Maths89.00 CHF/an et par enfant89.00 CHF
Cahier de préparation papier~13–17 CHF~15 CHF

Les fourchettes horaires proviennent du guide tarifaire que Cogito Swiss publie pour Genève, mis à jour le 10 mai 2026 : 30 à 50 francs de l’heure pour un étudiant répétiteur, 60 à 100 pour un organisme, 40 à 120 sur les plateformes de mise en relation, et 65 à 90 francs pour leurs propres cours individuels. Le tarif d’Edidact est relevé sur sa page tarifs le 31 août 2026 (dès 19.90 CHF/mois pour un enfant, dès 24.90 CHF/mois jusqu’à trois enfants).

Le chiffre à retenir : une année complète d’ECR Maths coûte moins que deux heures de répétiteur au tarif d’un organisme.

Une année scolaire, à la même échelle

Barres proportionnelles au haut de chaque fourchette, sur 36 semaines. L’écart est réel — mais il n’achète pas la même chose, et c’est tout l’objet de la section suivante : à budget égal, l’application achète du volume, le répétiteur achète du diagnostic.

36 hUne heure de répétiteur par semaine, sur une année scolaire complète.
70 h+Quinze minutes par jour sur la même année — pour une fraction du prix.

Ce que ce rapport de un à quarante achète réellement

Il serait malhonnête de s’arrêter au tableau. Une heure de répétiteur et une année d’application n’achètent pas la même chose.

Ce que le répétiteur achète et que l’application n’achète pas :

  • Un diagnostic en temps réel. Un adulte qui voit un enfant travailler comprend en quelques minutes où le raisonnement décroche — souvent avant que l’enfant sache l’expliquer.
  • La reformulation. Quand une explication ne passe pas, un être humain en trouve une autre, adaptée à cet enfant-là. Un logiciel propose une deuxième explication, pas une infinité.
  • Une obligation dans l’agenda. Un rendez-vous hebdomadaire crée une régularité qu’un logiciel ne crée pas. Pour un enfant qui ne se met pas au travail seul, c’est souvent la vraie valeur achetée.
  • Un lien. Certains enfants travaillent parce que quelqu’un s’intéresse à eux. Ce n’est pas quantifiable et c’est parfois décisif.

Ce que l’application achète et que le répétiteur n’achète pas, à budget égal :

  • Le volume. Une heure par semaine, c’est 36 heures dans l’année. Quinze minutes par jour, c’est plus de 70 heures — pour une fraction du prix.
  • La correction immédiate. Une erreur corrigée dans la seconde est reprise pendant que le raisonnement est encore présent en tête. Une erreur corrigée le mercredi suivant est une erreur déjà réinstallée.
  • La régularité sans logistique. Pas de trajet, pas de créneau à caler, pas de séance annulée.

À quel besoin correspond quelle dépense

Le tableau des prix ne dit pas quoi choisir. La question à se poser est celle-ci : votre enfant est-il bloqué, ou irrégulier ?

S’il est bloqué — une notion précise ne passe pas, malgré les explications de l’enseignant et les vôtres — alors c’est un adulte qu’il faut, et l’économie faite sur une application est une fausse économie. Payer quelques séances ciblées pour débloquer les fractions, puis passer à un entraînement moins cher, est souvent la combinaison la plus efficace.

S’il est irrégulier — il comprend en classe, mais ne s’entraîne pas, ou pas assez — alors ce qui manque est du volume et une correction immédiate, pas une explication supplémentaire. C’est exactement le cas où payer 70 francs de l’heure pour qu’un adulte regarde faire des exercices est un mauvais usage de l’argent.

S’il perd des points sans lacune réelle — il sait calculer mais lit mal l’énoncé, s’arrête à la première étape, oublie les unités — c’est une question de méthode. Voir les dix erreurs les plus fréquentes en maths 6P : plusieurs se corrigent en quelques semaines, sans dépense particulière.

La combinaison que personne ne vend

Elle mérite d’être dite, même si elle ne sert les intérêts commerciaux de personne : quelques heures de répétiteur ciblées sur un blocage précis, plus un entraînement régulier peu coûteux le reste de l’année, coûte moins de 400 francs et couvre les deux besoins.

Cinq heures de répétiteur à 70 francs, prises au moment où la difficulté apparaît plutôt qu’en abonnement annuel, plus une année d’application à 89 francs : 439 francs, contre plus de 2 500 pour une heure hebdomadaire toute l’année. Le facteur limitant n’est pas le budget, c’est de savoir quand les heures de répétiteur sont utiles — c’est-à-dire au moment d’un blocage identifié, pas en prévention.

Deux pièges de tarification

« À partir de ». Un prix mensuel affiché avec cette mention correspond généralement à un engagement annuel ; le tarif sans engagement est plus élevé. Multipliez toujours par douze et comparez ce total.

Le prix qu’il faut demander. Une partie des acteurs du soutien scolaire ne publie pas ses tarifs et renvoie vers un devis. C’est légitime pour une prestation sur mesure, mais cela rend la comparaison impossible avant l’entretien commercial. Demandez le tarif horaire tout compris — frais d’inscription et frais de dossier inclus — avant le premier rendez-vous.

Notre position, dite en clair

ECR Maths coûte 89.00 CHF par an et par enfant, ou 139.00 CHF par an pour tous les enfants du foyer. Le prix est publié, TVA incluse, sans compte à rebours ni offre qui expire, et il est tenu tant que l’abonnement continue. Quatorze jours pour être remboursé intégralement si l’application ne convient pas.

L’application couvre les mathématiques de 6P selon le PER, et rien d’autre : pas de français, pas d’autres degrés aujourd’hui, pas d’adulte en face de votre enfant. C’est un choix, pas un manque à combler plus tard dans tous les cas — mais cela veut dire que pour un enfant qui a besoin d’autre chose, l’argent est mieux placé ailleurs, et il vaut mieux le savoir maintenant.

Découvrir l’application →

Questions fréquentes

Combien coûte un répétiteur de maths en Suisse romande ? Entre 30 et 120 francs de l’heure selon le profil, d’après le guide tarifaire publié par Cogito Swiss pour Genève et mis à jour le 10 mai 2026 : 30 à 50 francs pour un étudiant, 60 à 100 pour un organisme de soutien, 40 à 120 sur les plateformes de mise en relation.

Combien coûte une année de soutien en maths à raison d’une heure par semaine ? Sur environ 36 semaines d’année scolaire, entre 1 080 et 1 800 francs avec un étudiant, et entre 2 160 et 3 600 francs avec un organisme.

Une application est-elle moins efficace qu’un répétiteur ? Sur des besoins différents. Un répétiteur est plus efficace pour débloquer une notion qui ne passe pas, parce qu’il reformule et diagnostique en direct. Une application est plus efficace pour le volume d’entraînement et la correction immédiate, à un coût sans commune mesure.

Quelle est la solution la moins chère ? Le cahier de préparation papier, autour de 13 à 17 francs, puis l’application à 89 francs l’année. Le répétiteur hebdomadaire est le plus cher, d’un facteur supérieur à dix.

Vaut-il mieux un stage de vacances ou un entraînement régulier ? Pour l’ECR, qui porte sur le programme d’une année entière, la régularité pèse davantage qu’une semaine intensive — et coûte généralement moins. Le stage garde son intérêt pour une remise à niveau concentrée quand le retard est réel et le temps court.